jeudi 28 janvier 2021

A la recherche de l’âme sœur en Asie : L'improbable rencontre (6eme partie)...

 



La rencontre incertaine... et à risques…


Ce type de rencontre là, c’est bien entendu celle que pratiquent nombre de célibataires esseulés venant passer quelques semaines de vacances en Asie, voire s’y éternisant pour certains… mais la recherche de l’âme sœur dans un lieu de distraction, comme un bar à hôtesses ou une boite de nuit… voire même dans un lieu public tout à fait ordinaire comme par exemple une réception d’hôtel peut se révéler une source de risques non négligeables… Si je mets un s à risque c’est que j’estime que ce dernier est pluriel…  car s’il peut être parfois sanitaire... souvent financier... il est toujours moral et psychologique lorsqu’on s’est fait « rouler dans la farine » par une gogo girl ou une fille malhonnête…

 

Pour ce qui relève de la première catégorie, à savoir les lieux de distraction nocturnes, tout ou presque ayant sans doute été dit sur ce sujet que j’ai moi aussi traité de façon humoristique dans le cadre de ce blog, il serait logiquement inutile de développer... Il serait inutile… mais pour autant on constate depuis des lustres que le nombre de gars qui se font piéger lors de ce type de rencontre n’est pas prêt de diminuer et il y a fort à parier qu’aussitôt que les frontières du pays seront ouvertes, il explose... La littérature, du moins pour ceux qui lisent, et le cinéma pour la grande majorité d’entre nous, nous ayant habitués à voir des « Marie-Madeleine » en perdition être sauvées de la déchéance morale et surtout matérielle par des « chevaliers blancs » de passage, certains finissent par prendre cela pour de la réalité… De Suzy Wong la fille de bar de Hong Kong à Pat l’héroïne du film Lady bar… en passant par Vivian de « Pretty woman »… le mythe a été soigneusement entretenu au fil des ans et il est donc compréhensible que certains nouveaux venus finissent par se laisser prendre à ce jeu du noctambule rédempteur… Au point d’oublier comme disent les « experts », que « s’il est facile de sortir la fille du bar… il est plus difficile de sortir le bar de la fille »... Sortir le bar de la fille, cela revient en pratique à lui faire stopper l’alcool, à modifier son look vestimentaire, à changer son mode de vie et son langage… et surtout à la couper d’un environnement de copines dont l’influence ne peut être que néfaste pour vous deux… Inutile de dire qu’à de rares exceptions près c’est l’échec programmé avec à la clé bien des désillusions… et là encore, je ne peux que renvoyer au livre de Frédéric Amat  sont évoqués les malheurs de ce jeune expatrié de Phnom Penh avec cette fille de bar dont il essaie de « normaliser » la vie…

Certains esprits particulièrement compréhensifs nous expliqueront sans doute que c’est la pression familiale qui pousse une fille pauvre à aller s’asseoir sur un tabouret de bar mais personnellement je m’interroge quand même sur le pourquoi de ce choix… quand on connaît le nombre de places offertes en usine ou aux champs, au point qu’il faille recruter pour ces travaux des migrants du Myanmar et du Cambodge… Sans contester le fait que cette pression soit à prendre en compte au même titre d’ailleurs que le manque de maturité des intéressées, leur incapacité à se projeter dans l’avenir, leur banalisation de la sexualité, leur manque d’éducation, voire le poids de certains déboires sentimentaux antérieurs ou la charge d’une maternité… il n’en reste pas moins que l’attrait de la vie facile, l’appât du gain et la griserie de la nuit sur fond d’alcool prennent rapidement le relais et agissent très vite comme une drogue. 

Faire la fête dans ce milieu est une chose, aller au-delà pour refaire une vie en est une autre… Mais à chacun de voir ce qu’il veut… puis d’assumer ses choix.

 

S’agissant de la seconde catégorie, à savoir les rencontres faites dans un lieu public tout à fait banal, il est souvent plus difficile qu’on ne le pense d’y voir clair entre l’honnêteté et la perfidie, tant la frontière est parfois floue… Un de mes amis, aujourd’hui marié à une charmante Thaïlandaise et père d’un petit garçon, s’est ainsi fait piéger lors de ses premiers séjours par la réceptionniste de son hôtel de Pattaya qui sous couvert d’une idylle naissante, est parvenue à lui soutirer en quelques mois pas mal d’argent suivant un processus bien rodé que connaissent tous ceux qui suivent les forums dédiés à la Thaïlande… et qui en dépit des mises en garde fonctionne toujours... Profondément blessé par cette arnaque, essuyant des plaisanteries sur les forums où il contait sa mésaventure, je n’ai pu que lui suggérer une inscription sur un site de rencontre ce qui lui a permis fort heureusement de rencontrer quelqu’un d’honnête et de fonder ensuite une famille.

Ce qu'il faut quand même se dire c'est que rares sont ceux qui à la recherche de l’âme sœur réussisse du premier coup à rencontrer la bonne personne, évitant ainsi de perdre inutilement le petit cadeau qui a été offert, les repas au restaurant ou les dépenses de visites à deux... Tant que cela reste dans une certaine proportion ce n'est pas bien grave... et cela participe de l'acculturation... Le point clé est de ne jamais placer d’emblée la barre trop haut dans les attentions que l'on fait car à terme cela générerait des attentes inutiles et d’inévitables déceptions, source de tensions relationnelles, lorsque la manne se tarit,... 

En résumé, bien qu’on ait coutume de dire que dans ce domaine, si « l’esprit est fort, la chair est faible », il semblerait au vu du quotidien que l’esprit chez les gens esseulés, sentimentalement déçus ou blessés par la vie… ne soit pas si fort que cela. Une chose est certaine, quand on se lance dans cette quête de l’âme sœur il faut avoir « le cuir un minimum tanné par la vie », sinon gare aux déceptions... Ce déficit affectif, bien plus que sexuel, fait alors de ceux qui ne sont pas suffisamment acculturés à l'Asie des victimes potentielles pour des prédatrices qui jettent le discrédit sur l’ensemble de la population féminine thaïlandaise… portant ainsi préjudice à tous les couples mixtes « normaux »… 

 

C’est donc sur ce petit balayage de situations que se conclut cette seconde série de billets consacrés à « l’improbable rencontre »… Si certains sont intéressés par une suite… et seulement si… je poursuivrai alors sur un troisième volet qui sera dédié aux attentes de la femme asiatique où je développerai un certain nombre de points déjà soulignés dans un billet précèdent du blog et intitulé « Le mythe de la poupée asiatique »…


mercredi 27 janvier 2021

A la recherche de l’âme sœur en Asie : L'improbable rencontre (5eme partie)...

 


La rencontre… planifiée.

Ce type de rencontre là consiste à avoir recours à un site spécialisé sur lequel s’inscrivent les personnes désireuses de mettre fin à leur célibat... Souvent tournée en dérision par les plus jeunes qui ne comprennent pas ce type de recherche qu’ils assimilent globalement à une « foire aux bestiaux », c’est pourtant à mon avis la méthode la plus fiable pour ceux qui arrivés à un certain age, veulent prendre leur temps et ne pas courir trop de risques pour refaire une vie…

Si les sites de rencontre pullulent, il semblerait cependant que tous ne présentent pas le même degré de fiabilité… car sur certains d'entre eux aucun contrôle n'est pratiqué à propos des profils affichés et c'est ainsi que l'on y voit parfois même des « professionnelles » de tous ages de l'amour tarifé s'y glisser...

Cette tromperie commence déjà au niveau des administrateurs du site avec la publication par ces derniers de photos de ravissantes célibataires… qui s’avèrent être en fait des modèles professionnels particulièrement photogéniques… que vous n’aurez bien entendu aucune occasion de rencontrer… mais comme il s’agit de marketing, passons sur ce détail...

Un petit peu plus ennuyeux est par contre le problème des fausses photos publiées parfois par les personnes qui s’y inscrivent, d’où certaines surprises lors de la première rencontre… mais comme il n’y a pas de mal à essayer de se valoriser pour attirer le regard ou se rajeunir… passons donc aussi et pardonnons leur…

En revanche, s’agissant du profil détaillé, précisant les traits de personnalité, les diplômes, l’age, la situation familiale et professionnelle… lorsqu’il y a tromperie, là c’est beaucoup plus gênant car cela dénote un manque flagrant d’honnêteté de la personne… Dans ce domaine là, je ne parle pas bien entendu des légères entorses à la vérité mais des mensonges éhontés… Un de mes bons amis, fatigué de la surenchère de diplômes annoncés par certaines femmes et voulant se mettre à l’abri des arnaques, a ainsi délibérément choisi la plus humble situation professionnelle affichée, à savoir femme de ménage, ce qui lui a permis de rencontrer une adorable et charmante Thaïlandaise que nous aimons beaucoup avec mon épouse pour sa simplicité et sa gentillesse.

Parmi les données importantes à prendre en compte avant de lancer une prise de contact, il en est une à ne pas négliger, à savoir le niveau linguistique en anglais... La langue française étant peu pratiquée en Thaïlande, sans exiger un niveau d’anglais très élevé, il faut en effet pouvoir communiquer un minimum sinon gare aux dégâts par la suite… Même si ce niveau est faible, il n’y a toutefois pas trop d’inquiétudes à avoir car dans un pays l’on pratique une langue tonale, le perfectionnement en anglais chez la personne rencontrée se fera assez rapidement… en tous cas plus vite que votre apprentissage de la langue thaïe…

Beaucoup de femmes n’ayant pas nécessairement les moyens de payer un abonnement sur ces sites et ne les fréquentant que « passivement », il ne faut toutefois pas trop s’attendre à ce qu’elles vous contactent directement, hormis par un flash d’alerte ou l’équivalent, car pour envoyer un message il faut généralement avoir payé un abonnement. Ce sera donc à vous messieurs de faire en quelque sorte le premier pas en vous inscrivant moyennant une somme assez modique.

En ce qui concerne la localisation géographique, personnellement, je recommande de rechercher quelqu’un vivant à proximité de votre point de chute plutôt que quelqu’un qui vit à l’autre bout du pays… ou en tous cas loin d’un centre urbain… Sauf si on est soi même prêt à s’y rendre, ce n’est en effet pas forcément la situation de facilité… d’autant que Bangkok offre une telle diversité de profils disponibles qu’il serait dommage d’aller chercher très loin ce qui est à portée de main. D’aucuns me rétorqueront à juste raison que loin de la ville ce n’est pas si mal, surtout si l’on recherche le calme ou une occupation au vert, mais encore faut il accepter d’être mobile... A chacun de voir donc... Dans tous les cas, un des points clé en matière de rencontre sur site c’est d’éviter quand même de rechercher quelqu’un vivant sur des lieux de fréquentation massive de farangs car le risque est grand de tomber sur quelqu’un de mal… ou plutôt de trop intentionné car ayant « de l’expérience » dans ce domaine et parfois beaucoup trop d’exigences, notamment financières…

Une fois inscrit, et à cet égard je conseille les sites locaux type Cupid’s anciennement ThaiLoveLinks, plutôt que les sites internationaux, le mieux est ensuite de multiplier les contacts puis… d’observer… Outre la confirmation de l'alchimie physique et morale réciproque, le but est de déterminer la personnalité de la « partie adverse », l’exactitude du profil annoncé… et le degré de sociabilité de celle-ci, entendons par là, sa capacité d’adaptation, car vivre dans un couple multiculturel exige cette aptitude de part et d'autre. Nous aurons l’occasion de développer ce point…

Pour la première prise de contact, je pense que c’est surtout le week-end qui est le moment le plus favorable pour cela… En effet, proposer à quelqu’un pour une première rencontre un dîner en semaine vers 19 h dans le centre de Bangkok ne peut manquer de générer des soucis matériels pour la personne invitée… Vivant en règle générale en banlieue, devant parfois jongler entre le métro, le bus, la motosai… sans pouvoir se doucher et se changer apres la sortie du travail… et pour finir rentrer tard chez soi après le dîner en travaillant le lendemain, une telle invitation risque de lui causer nombre de problèmes pratiques dans une ville immense comme Bangkok.

S’agissant de cette première prise de contact, il ne faudra toutefois pas être surpris de se retrouver finalement… trois à table et non deux… car la postulante aime parfois venir avec une amie… histoire de se rassurer… Pas de quoi s’émouvoir pour autant car on gagne ainsi parfois du temps… et il peut se produire des rebondissements inattendus… Ainsi, tout récemment, un de mes amis qui avait rendez-vous avec une jeune femme rencontrée sur le net… est finalement « reparti » avec l’amie de cette dernière car il avait en fin de compte trouvé « l’accompagnatrice » beaucoup plus à son goût… Il faut donc savoir être réactif en toutes occasions…

Pour en revenir à cette première rencontre, l’objectif recherché est de préciser avec exactitude qui est qui… autant d’un coté que de l’autre… Ainsi que je l’ai dit plus haut, le souci de la face poussant nombre de femmes à afficher un niveau d’études bien supérieur, alors même nous le savons bien que ce point est tout à fait secondaire pour la réussite d’un couple durable, il convient sans pour autant ridiculiser la personne, ce qui serait méchant et discourtois, de clarifier cette donnée, le niveau de maîtrise de la langue anglaise étant à cet égard souvent très révélateur du niveau d’instruction générale… 

Mais ce n’est pas là bien entendu le seul point important… Si à la première rencontre la personne arrive « maquillée comme une voiture volée » ou habillée d’une façon excentrique, négligée… voire indécente, mon sentiment est qu’il est inutile de prolonger le round d’observation… sauf à s’exposer dans le futur à des soucis… Là aussi c’est à chacun de voir ce qu’il veut… mais je renverrai à cet égard à l’excellent petit livre de Frédéric Amat « La drôle de vie des expatriés au Cambodge » où l’auteur nous décrit les désillusions d’un jeune Français récemment marié à une jeune Cambodgienne rencontrée dans un bar de nuit, à l'occasion d’un premier dîner avec des amis français…

Quelque chose de révélateur aussi dans ce premier contact sera le choix du restaurant pour cette rencontre… et même pour les suivantes d’ailleurs... Ainsi, si la personne vous propose d’emblée de dîner au State Tower, inutile de dire que vous n’allez pas tarder à être nominé pour la remise des « pigeons d’or » vu le tarif de ce luxueux établissement… Même chose si elle commande les mets les plus onéreux… Etre et durer doit désormais être votre devise dans ce marathon qui débute…

La tenue à table ne devra pas non plus être négligée car elle est révélatrice de l’éducation… Si dans un restaurant occidental correct de Bangkok la personne que vous avez en face de vous se libère de ses chaussures ou/et adopte la position assis-tailleur sur sa chaise… dites vous qu’il sera difficile de la faire un jour « se lever de la natte »… Je ne parlerai même pas du rot concluant les agapes qui parfois survient… j’en ai été témoin… et qui pour exprimer une certaine satisfaction gastronomique ne manquera pas d’être gênant dans un dîner avec des amis occidentaux…

D’aucuns et d’aucunes me diront que c’est là une attitude d’intolérance de ma part… A chacun son opinion, mais en ce qui me concerne j’estime que l’adaptation doit se faire dans les deux sens et ce même si l’on réside à l’année en Asie. A partir du moment où l’on attend de nous qu’on s’adapte au milieu d’accueil, on est en droit d’obtenir la réciproque de sa future compagne en public, notamment lorsqu’on revient dans un environnement occidental car le souci de la face ne doit pas être l’apanage d’une seule partie… Si pour l’un il faut savoir manger de temps en temps un riz – poisson sur la natte, il faut aussi pour l’autre savoir en retour s’habiller, se maquiller et se tenir « correctement » … dans un dîner avec des occidentaux. Ceci étant, et quand bien même on partirait de très loin dans ce domaine, il est toutefois évident qu’il faut laisser une chance de rattrapage si l’on estime que la personne va faire un effort pour s’adapter… Après tout, même « Pretty Woman », allias Julia Roberts, y est arrivée donc ne perdez pas espoir… Une chose est certaine, si le manque d’instruction n’est pas une tare, en revanche le manque d’intelligence des situations et l’incapacité à s’adapter en sont une…

Maintenant, lychee sur le gâteau si j’ose dire, si cette rencontre s’avère positive, encore faut il que vous soyez prêt à affronter dans la durée les « chinoiseries » diverses et variées qui vous seront ensuite réservées… car il vous faudra aussi faire la connaissance des parents, des amis… parfois nombreux… ce qui exigera de vous une ouverture d’esprit et une souplesse de caractère indéniables. Parmi ces « formalités » et pour l’avoir personnellement vécu, il y aura par exemple parfois le passage devant un « tribunal » familial chargé de vous poser des questions que des Occidentaux pourraient trouver indiscrètes et incongrues concernant vos motivations et vos projets de vie, vos moyens financiers pour assurer le devenir matériel de la dame, voire même les raisons de votre célibat ou de votre divorce passé, etc… Refuser de jouer le jeu serait offensant et ferait perdre la face à tout le monde, à commencer par votre conquête, donc esprits obtus et psycho-rigides s’abstenir impérativement de ce type de rencontre… 

En ce qui me concerne, c’est par le biais d'un site de rencontre sur Internet que j’ai pu rencontrer celle qui est mon épouse depuis dix ans et qui m’a permis de refaire une vie, bien différente de celle que je menais auparavant... mais il y a temps pour tout…

Et je ne suis pas le seul dans ce cas…


A suivre...


mardi 26 janvier 2021

A la recherche de l’âme sœur en Asie : L'improbable rencontre (4eme partie)...

 



Il y a aussi la rencontre arrangée... par des gens qui vous veulent du bien...

Apres avoir mis de coté le coup de foudre sentimental réciproque, aussi peu probable que le coup de foudre orageux, et la rencontre qui dure, parlons à présent d’un autre type de rencontre plus réaliste pour beaucoup, à savoir la rencontre arrangée par des amis ou des parents…

Dressons rapidement le décor… Vous êtes unanimement reconnu comme un mec bien, pas trop mal physiquement et nullement un « cassos » vivant d’expédients, vous êtes sociable et avez des parents et des amis… et hasard, il se trouve que ces derniers connaissent aussi une personne du sexe opposé qui se morfond dans le célibat mais qu’ils estiment susceptible de vous correspondre… Comme ils sont fatigués de vous voir vous pointer à leurs invitations pour y jouer un rôle de figuration… voire de 14eme à table avec un éventail de sujets de discussion qu’ils estiment limité au regard des leurs… ou que des parents inquiets de voir leur progéniture rester célibataire les a pris à témoin pour vous caser… ils décident donc un jour de s’occuper de vous… Voila une situation à laquelle nombre d’entre nous ont un jour été confrontés par des marieurs ou des marieuses en puissance, situation que j’ai toujours trouvé inconfortable pour ne pas dire désagréable lorsqu’on ne m’avait pas demandé mon avis au préalable… Perso, je n’avais qu’une envie c’était fuir ce genre de réunion-embuscade…

 

Le gros souci dans cette affaire c’est qu’en dépit des attentes de vos proches, il y a peu de chances en restant en France que vous puissiez rencontrer une Asiatique par ce moyen… La encore, je m’explique…

En premier lieu, avoir des amis qui connaissent en France une Asiatique célibataire ce n’est déjà pas facile… sauf si on vit dans le 13eme arrondissement de Paris par exemple…

Ensuite, que ces amis prennent le risque d’organiser une rencontre qui puisse déboucher sur un flop n’est pas non plus évident car chacun sait que les questions de cœur et d’argent relèvent en Occident de la sphère privée et que s’immiscer dans ce domaine revient à violer une partie de l’intimité d’autrui… Ceci est toujours gênant… Personnellement je m’y suis risqué et j’ai réussi deux fois mais c’est toujours un jeu délicat à mener car on craint toujours de choquer ou de décevoir… quand ce n’est pas d’être indiscret… sachant par ailleurs qu’on ne connaît pas nécessairement tous les ressorts de la personnalité des personnes qu’on met en relation…

Enfin, de votre coté, la probabilité que cette Asiatique célibataire vous convienne ensuite autant physiquement que psychologiquement… et que vous lui plaisiez réciproquement… est faible, d’autant qu’il y a des chances qu’il y ait un « loup » derrière le célibat de l’un ou de l’autre… Là encore, je renvoie aux interrogations préliminaires des billets précédents…


Si par contre vous avez des amis vivant déjà dans un pays asiatique, c’est bien entendu beaucoup plus facile car ils auront nécessairement dans leur réseau de relations la « célibataire de service » qu’ils apprécient beaucoup… et qu’ils ont plus ou moins pris en pitié… Le mythe de Cosette a encore de beaux jours devant lui… et c’est parfait comme ça... Changer en bien le destin de quelqu’un est sans doute ce qu’il y a de mieux dans la vie.

Quoi qu’il en soit, outre le fait que ce sera aussi un sacré gain de temps pour vous si vous ne venez en Asie que pour quelques jours ou quelques semaines, vous économiserez en outre aussi pas mal d’argent, en évitant les dépenses inutiles pour « prospecter » et développer des « contacts »… Et je ne parle même pas des inévitables dégâts liés à l’enfumage qui frappe chaque nouvel arrivant… dégâts que je développerai ultérieurement… mais qu’il y a intérêt à intégrer dans le « business plan »… si on ne veut pas finir le mois, voire l’année, en mangeant des pâtes à l’eau…

Pour en revenir à notre dîner ou à notre barbecue… si votre voisine de table ne vous laisse pas indifférent, à vous donc de saisir rapidement la balle au bond pour la faire rebondir… et en intégrant ce dont j’ai déjà parlé dans le billet précèdent à propos de la mentalité féminine locale... Mais pour agir efficacement, il faut garder la tête froide sans perdre le nord, et ça ce n’est pas évident… Le plus dur pour les protagonistes de cette affaire, surtout lors d’un dîner spécialement « arrangé », c’est de supporter le regard de l’assemblée sur eux car chacun des convives sait pertinemment pourquoi le plan de table est ainsi fait… En un mot tout le monde sait en faisant semblant de ne pas savoir… vous me suivez ? La meilleure des preuves c’est qu’à chaque fois que vous échangez deux mots avec votre charmante voisine… vous sentez comme qui dirait une sorte de silence religieux s’installer entre vos voisins, les conversations ralentissent… chacun d’entre eux se demandant si dans cette affaire ça va marcher ou pas avec cette charmante jeune femme… Si vous ne saviez pas jusqu’alors ce que peut ressentir un footballeur tirant un penalty en coupe du monde ou un rugbyman se préparant à transformer un essai a Wimbledon et bien vous voila enfin renseigné…

Un Français incarnant dans l’imaginaire des étrangers un certain style de vie, à vous donc de faire bonne impression d’emblée sur cette inconnue… Oubliez donc tongs, bermuda et tee-shirt de plage… même si la décontraction est de mise, quitte à venir avec un double paquetage pour vous adapter à toutes les situations… soignez le rasage car même une barbe légère pourrait vous assimiler à un routard, voire même à un de ces ressortissants du sous-continent indien ou du golfe persique qu’une grande partie des Thaïlandaises méprise… en un mot à un farang kii-nok (littéralement un étranger merde d'oiseau). Même si votre voisine est un canon, n’oubliez pas aussi de jouer la carte de la galanterie à l’égard de la maîtresse de maison, qui sans connaître le jeu de billard, en femme avertie ne sera néanmoins pas dupe du caractère indirect de vos manières… censées donner une idée à votre « cible » de ce qu’elle peut attendre de vous dans l'avenir… De la classe, toujours de la classe… il en restera quelque chose… mais comme vous avez du métier, inutile de développer ce registre…

N’oubliez pas quand même non plus qu’une « embuscade » ça se prépare à l’avance et que se renseigner par anticipation sur les goûts, les activités de la « cible » pour trouver facilement un terrain d’échanges et de discussion… fait partie du B-A-Ba du métier de séducteur… d’autant que la durée de jeu vous est comptée… Soyez bon public, souriez en permanence car on est au pays du sourire (!) et surtout faites rire la « cible », car comme dit un vieux proverbe provençal fréquemment rappelé dans le temps par les anciennes paysannes aux jeunettes… « Fille qui rit finit dessous »… proverbe parfois décliné sous diverses variantes plus élégantes mais tout aussi avérées… Et pour faire rire, faites le vis-à-vis de vous mêmes en n’hésitant pas à jouer sur les double sens des prononciations thaïlandaises en vous essayant publiquement à la pratique de cette langue, un moyen simple s'il en est de susciter la sympathie à votre encontre... mais en vous méfiant quand même des jeux de mots, le second degré n’étant pas toujours de mise en Asie y compris parmi les personnes francophones...  Désolé de faire ce genre de rappels aussi bête, mais comme aurait dit Audiard, « Faut comprendre… avec le stress on peut facilement perdre la tête et la main »… sans parler des effets de la lassitude et de l’usure induits par le vécu de péripéties antérieures… (voir le billet précèdent) qui si elles ne vous procurent pas un ulcère d'estomac vous enlèvent à coup sur cinquante pour cent de votre potentiel de séduction… Un convive triste étant un triste convive…  au prix où est la nourriture française de qualité sur Bangkok, la maîtresse de maison risque de ne pas apprécier votre morosité… A ce compte là, autant faire monter dans ce cas de la street food… ou organiser la rencontre dans un Mc Do...

Mais à l'attention de ceux qui n'ont pas encore d'amis sur place, voyons à présent ce qu’il en est des sites de rencontre…


A suivre...


lundi 25 janvier 2021

A la recherche de l’âme sœur en Asie : L'improbable rencontre (3eme partie)...

 


Poursuivons donc notre route avec la rencontre… qui se prolonge dans le temps.

Cette rencontre là est sans doute la plus banale qui soit mais pour la mettre en œuvre, je dirais au risque d’énoncer une lapalissade, qu’il faut « donner du temps au temps » comme disait un certain « Tonton François », fin connaisseur s’il en est en matière de conquêtes féminines… Pour celui qui ne vient en Asie que pour des séjours de courte durée, ce type de rencontre est donc virtuellement impossible, sauf à revenir régulièrement et toujours au même endroit… et sans une trop longue interruption entre deux voyages. Je connais ainsi un couple qui s’est formé au fil des voyages professionnels que faisait l’homme sur Bangkok pour le compte de son entreprise française et qui allant toujours dîner pendant son séjour dans le même restaurant s’y est lié avec une des employées… qu’il a ensuite épousée et ramenée en France.

Pour celui qui travaille sur place à l’année dans un pays asiatique, inutile de dire que c’est la situation privilégiée par excellence car le temps limitera le risque d’erreur et permettra une communication plus directe et plus approfondie. Outre l’apprentissage des rudiments de la langue, ce type de rencontre permet d’intégrer correctement les spécificités socioculturelles qui caractérisent le milieu d’évolution et qui structurent en partie la personnalité de la personne dont on fait progressivement la connaissance.

Le seul souci dans ce type de rencontre, c’est de savoir regarder correctement autour de soi… et quand je dis correctement je veux dire en identifiant sous la timidité ou la réserve de ses collègues, de ses collaboratrices, de ses clientes, de ses voisines… la personnalité et les attentes de chacune, sachant encore une fois que la crainte de la perte de face dans le cadre du travail sous le regard de tout le monde est paralysante pour nombre d’entre elles, paralysie encore plus accentuée par les différences hiérarchiques. Et regarder correctement les bonnes personnes, quand on côtoie quotidiennement des « Bangkok dolls » thaïlandaises ou des « Sarong party girls » singapouriennes sexy, sophistiquées et tirées à quatre épingles, croyez moi, c’est tout sauf facile… L’homme étant chasseur depuis la nuit des temps, sur Bangkok cela nécessite parfois une sacrée dose de self-control… car on a très vite fait de perdre des dixièmes de vue lors de ces contacts… et pas que cela d’ailleurs…

Une solution possible pour tester ce type de rencontre, c’est bien entendu de s’installer à demeure pour quelques mois dans un endroit donné, d’observer son environnement, d’y nouer des contacts d’abord utilitaires et marchands, puis si la mayonnaise prend, relationnels et pourquoi pas… affectifs. Bien entendu cela exige de la patience, une certaine disponibilité qui n’est pas donnée à tout le monde, mais c’est faisable… Pour finaliser cette « intégration » locale on peut également la compléter par une inscription dans un club sportif et comme il n’y a pas que la muay thaï, discipline un brin ambitieuse et rustique pour vos vieux os et surtout trop masculine au regard de vos objectifs, les salles de fitness, la participation à des compétitions de trail, à des clubs de randonnée ou de cyclisme… voire le golf, peuvent aussi vous aider à nouer ces contacts. Dans ce dernier sport, qui même s’il se démocratise, participe de l’affichage public du niveau social, il n’est pas impossible qu’on se heurte à un certain ostracisme de la part des autres membres surtout si ces derniers font partie d’une classe aisée qui estime en règle générale n’avoir rien à recevoir des pays occidentaux… hormis des produits de luxe… Pas de découragement quand même car il reste les caddie… et parmi elles certainement des personnes bien et adorables à tous points de vue…

Si vous n’aimez pas le sport, bien sur, il vous reste encore la possibilité d’aller visiter chaque jour la maison Jim Thompson en choisissant à chaque fois la même guide francophone … et il n’est pas impossible qu’ à la longue cela fonctionne… du moins si elles est libre… si vous lui plaisez et… si vous êtes dans sa tranche d’age… Pour ne pas paraître suspect, et ne pas inquiéter inutilement la sécurité du site, vous avez quand même intérêt à vous bâtir au préalable un solide alibi de visite du style « études architecturales » ou « recherches relative à la disparition inexpliquée du créateur de ce musée »… Maintenant, si vous êtes réfractaire à l’architecture traditionnelle thaïlandaise ou aux soieries mais que vous aimez les bouquins sur l’Asie, allez donc plutôt traîner du coté de l’Alliance française… lieu de passage obligé pour de nombreuses jeunes femmes bien sous tous rapports, préparant un voyage ou des études en France… En prime de vous cultiver, vous pourrez vous initier aux rudiments de la langue thaïlandaise avec une des enseignantes… et qui sait même plus si affinités comme on dit…

Plus sérieusement, avec un peu de recul on s’aperçoit que sur Bangkok le nombre de jeunes femmes disponibles, ayant fait de bonnes études et se tenant bien, sérieuses… sans doute trop au regard de certains mâles locaux… est tout simplement impressionnant. Une de nos amies françaises nous racontait ainsi qu’une de ses jeunes collaboratrices, charmante, parlant le français et diplômée, se morfondait dans sa solitude car elle faisait « peur » aux Thaïlandais de son age qui la jugeaient trop intellectuelle et… pas assez « libérée »… Et oui, au delà du désir universel de conquête féminine, le souci de la face est une donnée intangible du comportement masculin thaïlandais… et se mettre en couple avec une fille réputée plus intelligente et plus docte peut ainsi sembler humiliant à nombre d’entre eux… C’est d’ailleurs ce trait de caractère qui explique pourquoi les femmes sont souvent plus enclines à parler avec les étrangers, même dans un anglais très scolaire, que les hommes qui redoutant de faire des fautes ne veulent pas perdre la face…


A suivre...

 


dimanche 24 janvier 2021

A la recherche de l’âme sœur en Asie : L'improbable rencontre (2eme partie)

 





Et bien puisque vous avez décidé de franchir le pas, commençons donc par évoquer la rencontre… fortuite et inattendue.

Ce que j’appelle la rencontre fortuite et inattendue, c’est simplement celle à laquelle on ne s’attendait absolument pas et qu’on fait un jour en débarquant dans un restaurant, en s’asseyant dans un bus ou un avion… aux cotés d’une charmante inconnue … et qui provoque un déclic réciproque… Si tout comme pour le Messie, beaucoup attendent cette rencontre… dans les faits peu de gens la font… Il ne vous est bien entendu pas interdit d’espérer que lors de votre prochain voyage vers l’Asie, en vous asseyant à Roissy dans votre siège d’avion, la personne assise à coté de vous soit justement une jolie Asiatique célibataire partant revoir sa grand mère quelque part du coté de Shanghai, de Hanoï ou de Bangkok… Mais sachez quand même que sur cette dernière destination vous aurez plus de probabilités d’être assis près de « Hermann l’enrobé » partant déguster ses bières en compagnie des « ambianceuses » de Pattaya ou du cake du 93 ou de la Belle de Mai, partant flamber les indemnités diverses et « variées » que le fisc lui aura versées grâce à votre labeur… que de vous retrouver aux cotés d’une frêle poupée chinoise… Et quand bien même un tel miracle se produirait, il y a en général de fortes chances que la personne soit déjà casée… et en plus ironie du sort… à un autre farang…

 

Bon, ça c’était pour vous remettre les idées en place, histoire de ne pas débuter sur des malentendus… car le problème, et il est de taille, c’est qu’il y a autant de chances de faire ce type de rencontre dans la réalité… que de recevoir la grâce divine un 15 août à Lourdes… Je ne dis pas que cela n’existe pas… mais personnellement je ne l’ai jamais vécu… et surtout je n’ai jamais rencontré qui que ce soit qui l’ait vécu... Sorti du cinéma ou des romans à l’eau de rose de la collection Harlequin, il y a autant de chances de recevoir un coup de foudre sentimental dans la vie quotidienne… qu’un coup de foudre orageux… Quand on sait que ce dernier ne tuerait parait-il en France que 10 à 20 personnes par an et n’en blesserait que 100 à 200… en termes statistiques cela vous donne une idée de ce que cela peut donner dans le domaine sentimental et quelles sont vos chances de rejouer un remake du film «  Coup de foudre à Bangkok »… Dans ces conditions, autant aller parier au loto millionnaire pour remporter le gros lot… d’autant que ce gros lot, n’en doutez pas un instant, augmentera considérablement votre « sex appeal »… et ce quel que soit le continent… Comme aurait dit Coluche au lieu de « l’embarras » vous aurez désormais « le choix :…

 

Pourquoi je dis en substance que le coup de foudre avec une Asiatique serait globalement une vue de l’esprit ?

Et bien, tout simplement parce que si, comme nous l’avons vu, rencontrer l’âme sœur dans nos sociétés occidentales devient de plus en plus difficile au fur et à mesure que la « date de péremption » avance, en dépit des apparences et de la rumeur tout devient rapidement encore plus subtil s’agissant de l’Asie... Sans pour autant donner dans la psychologie de comptoir ou les stéréotypes, il y a quand même un certain nombre de règles du jeu qu’il faut évoquer pour ne pas être déçu inutilement…

 

En premier lieu il est important de garder à l’esprit que sauf bien entendu à aborder une certaine catégorie de personnes « disponibles » en descendant de l’avion, personnes qui au demeurant viendront spontanément à vous et dont je parlerai plus tard, la culture asiatique est en effet ainsi faite qu’il est mal vu pour une femme « honnête » de faire part d’emblée lors des premiers contacts avec un inconnu de ses sentiments ou opinions, voire de s’exprimer de façon directe sur ces questions, en particulier s’il est étranger… Ceci ne veut pas dire que la « cougar », la « femme libérée », n’existent pas… mais disons qu’elles ne courent pas nécessairement les lieux que nous pourrions logiquement fréquenter… Cette retenue des réactions qui est autant une question de pudeur personnelle que de pression culturelle du milieu d’appartenance devrait donc vous faire comprendre combien sont infimes vos chances de « tomber » la première venue au premier regard…

Par ailleurs, ce qui est pourtant paradoxal et parfois difficile à comprendre, c’est que le désir de trouver un conjoint « fiable » est pourtant très fort chez nombre d’entre elles… Au fur et à mesure qu’elles vieillissent, les femmes célibataires asiatiques subissent en effet, plus encore qu’en Occident je pense, une pression morale de plus en plus forte de la part de leur environnement pour se caser afin de devenir mères et (surtout) pour être en mesure de prendre soin de leurs parents, en un mot pour devenir des « femmes à part entière ». Le problème pour nombre d’entre elles, c’est que pour répondre à ces attentes familiales elles sont alors parfois contraintes (heureusement pas toujours…) d’accepter une union avec un homme dont le comportement ne sera pas nécessairement celui qu’elles attendent au vu des héros masculins des « drama télévisés », nombre d’entre eux se signalant ainsi parfois par leur caractère volage, leur goût pour l’alcool ou leur addiction au jeu entre copains… Dilemme difficile donc à résoudre pour nombre d’entre elles… D’un coté la préservation d’une certaine liberté individuelle mais dans une culture  traditionnellement l’individu doit s’effacer devant la collectivité, de l’autre la paix familiale avec parfois le confort matériel mais au détriment de la réalisation personnelle. De quoi réfléchir donc…

 

Pour celles qui n’ont pas encore convolé ou qui ont rompu une union, souvent d’ailleurs plus symbolique que juridique, le célibat prolongé s’organise autour du travail quotidien, de la présence sur les réseaux sociaux, des réunions familiales ou amicales, avec ponctuellement un voyage organisé à l’étranger… et parfois un hobby sportif ou des actions désintéressées comme par exemple la prise en charge de chiens abandonnés… Dire que nombre de ces femmes vivent une vie par procuration à travers ces exutoires… ou ces feuilletons télévises sentimentaux, les lakhorns, devant lesquels elles se « légument » plusieurs fois par semaine, ne me semble pas relever de l’exagération, du moins si je me fie à ce que j’ai pu observer….

 

La disponibilité sentimentale étant au rendez-vous chez nombre d’entre elles, tout serait donc parfait pour nous qui débarquons… mais comme dans tout bon film indien sorti de Bollywood. il y a nécessairement quelque chose qui empêche Cupidon de frapper à la porte de Cendrillon… et ce « quelque chose », ce grain de sable dans les rouages, c’est souvent la peur de perdre la face, d’être ridicule vis-à-vis de leurs proches, de leurs amis… Ce ridicule est à mon sens encore plus marqué si l’échec survient suite à une rencontre avec un Occidental, individu censé par définition apporter la sécurité matérielle et morale. La jalousie féminine étant comme chacun sait une des choses du monde les mieux partagées, inutile de dire que les amies et cousines qui moisissent dans leur célibat ou vivent dans l’ombre d’un conjoint local qui les déçoit auront en effet beau jeu de dire dans son dos « Mais pour qui se prenait elle… »… histoire donc d’oublier et de faire oublier… leurs propres déboires. Dans une société de la honte, comme c’est le cas dans tous les pays asiatiques, n’oublions jamais que le ridicule tue et… peut faire tuer…

 

Vous comprendrez donc aisément dans ces conditions que la probabilité de tomber sur une fille qui d’emblée vous dirait ou tout au moins vous montrerait qu’elle vous attendait est infinitésimale… Donc d’une façon générale, inutile d’essayer de brancher une femme à la caisse d’un seven-eleven où vous êtes de passage, voire de la draguer en public le temps d’un voyage en van… sauf si vous êtes résolument joueur et optimiste… Je tiens à ce sujet à rappeler que même Richard Mason dans son roman « Le monde de Suzy Wong » n’a pas osé dans un souci de réalisme faire succomber son héroïne au coup de foudre lors de la traversée en ferry du bras de mer séparant Hong Kong des nouveaux territoires, c’est dire…

 

On ne le répétera jamais assez, si vous souhaitez rencontrer l’âme sœur aux yeux bridés, pour ne pas être inutilement déçu et frustré, oubliez la notion de coup de foudre instantané et réciproque car dans le monde asiatique on s’inscrit dans la durée et on calcule autant si ce n’est plus… qu’on ressent… Dans une culture  la maîtrise des réactions et la non extériorisation de ses sentiments sont de mise, il serait donc étonnant… voire suspect… que quelqu’un puisse se lâcher trop vite…

Si cela est souvent vrai en Occident comme ne manqueront pas de me le rappeler certains, ça l’est à mon sens encore plus en Orient  union matrimoniale doit rimer avec sécurité autant pour soi même que pour ses proches… en vertu du principe de famille élargie… 

 

Il est temps à présent d’évoquer les autres types de rencontre… qui pour le moins sont plus réalistes…

 

A suivre...


NB : suite à un rappel à l'ordre qui m'a été fait concernant le copyright relatif aux dessins humoristiques copiés sur Internet pour illustrer mes articles, je me suis rabattu sur mes propres photos pour éviter les soucis... Tant pis pour vous, vous devrez donc vous contenter de cette charmante Japonaise immortalisée par mes soins sur une plage de Kho Phi Phi pour agrémenter cette série de billets sérieux consacrés à la recherche de l’âme sœur en Asie...

samedi 23 janvier 2021

A la recherche de l’âme sœur en Asie : L'improbable rencontre (1ere partie)

 


Une fois achevée l’indispensable phase de réflexion préliminaire que j’ai évoquée dans le billet « Connais toi toi-même », il est temps à présent de s’intéresser aux principales façons possibles de rencontrer cette « âme sœur »… sous réserve bien entendu que vous soyez sensible aux yeux bridés… car ce n’est pas donné à tout le monde ainsi que j’ai pu le constater....

Disons le d’emblée, même s’il y a sans doute autant de façons de rencontrer quelqu’un que de cas particuliers, et au risque d’être réducteur, je me limiterai volontairement à quelques cas de figure bien précis. Inutile de me dire que mon propos est machiste vu qu’il privilégie le point de vue masculin, que j’ai tendance à donner dans les stéréotypes étant donné que je m’efforce de simplifier pour donner des points de repère, d’avoir une vision biaisée puisque c’est là le reflet de mon expérience personnelle, etc…, etc…. Sachez que je m’en fiche allègrement car le ton de ce billet se veut tout à la fois sérieux et léger… Maintenant, si vous le souhaitez, vous pouvez toujours nous faire part de vos observations en commentaires afin d’enrichir le débat car elles seront les bienvenus… Donc si le cœur vous en dit, à vos claviers, je vous ouvre les pages de ce blog… !

 

Refaire sa vie… tout sauf une mince affaire…

Ceci étant, pour en revenir à nos rencontres, sujet central de ce billet, je dirais qu’il en existe selon moi globalement cinq principales, que j’ appellerai : la « rencontre fortuite et inattendue », la « rencontre qui se prolonge dans le temps », la « rencontre arrangée » par des proches ou des amis, la « rencontre planifiée » par le biais d’un site de rencontre et enfin la « rencontre incertaine… et à risque(s) »… à savoir celle qu’on peut faire à tous les coins de « rue piétonne », dans ces « débits de boisson ouverts tard le soir » comme j’ai coutume de les appeler…

Avant même de passer en revue ces différents types de rencontre je me permettrais toutefois quelques observations préalables … car dans ce genre d’affaires il y a pas mal de désillusions… et chercher à rencontrer l’âme sœur quelque soit le pays, parvenu à un certain age, s’apparente à un marathon qu’on n’est pas certain d’achever… en tous cas dans de bonnes conditions financières et psychologiques… si on ne l’a pas soigneusement préparé…

 

Pourquoi un tel pessimisme de ma part ? Et bien tout simplement parce que d’une façon générale la méfiance féminine est de plus en plus de mise de nos jours dans nos sociétés et nombre de femmes préfèrent s’enfermer dans un célibat prolongé plutôt que de prendre le risque de (re)tomber à la merci du « beauf de service amateur de chair fraîche »… ou du « cheval de retour » confronté à une « foultitude » de problèmes personnels à résoudre, problèmes qui vont de la pension alimentaire à payer à son ex… au rendez-vous mensuel pour pointer au pole emploi… En outre, parvenu à un certain age, nombre d’entre elles y réfléchissent à deux fois avant de se décider à bouleverser l’ordonnancement de leur appartement du fait de l’intrusion d’un « gugus » qui va laisser traîner ses chaussettes partout, ou à accepter d’avoir à rendre des comptes concernant leur emploi du temps… même si c’est de façon réciproque… comportement qu’on peut tout à fait comprendre d’ailleurs. Et oui, le célibat ça n’a pas que des inconvénients… et c’est parfaitement vivable… sauf sans doute le 14 février, du moins si l’on en croit les commerçants et la télévision…

 

Cote mâle, quand on sait la hargne et la rancœur qui anime certaines Européennes vis-à-vis du genre masculin après une rupture ou un mariage brisé, il n’est pas aisé de refaire une vie dans nos pays d’origine… Dans ce domaine, le seul mot d’ordre pour beaucoup d’hommes, c’est « Courage, fuyons ! »… fuyons, certes… mais pas n’importe … Si nombre d’entre nous avons préféré prendre la route de l’Asie c’est bien qu’il y a une raison mesdames… à savoir que nous étions peu soucieux de nous transformer en moutons dociles émasculés et condamnés jusqu'à la fin de nos jours à « éponger les conneries » d’un autre mec… Qui plus est, comme si le quotidien de l’homme occidental en quête de l’âme sœur n’étaient déjà pas assez difficile comme ça, histoire de corser encore plus les choses, la moindre tentative de drague ou d’approche même courtoise, tend à être rapidement qualifiée de harcèlement sexuel par certaines mégères frustrées dont les jérémiades seront rapidement relayées par les juges, voire les média si elle cela se passe au travail... Merci donc à Marlène et à ses consœurs d’Outre-Atlantique d’avoir contribué à compliquer les choses en matière d’approche de la gent féminine… en « floutant » les frontières entre la galanterie, parfois certes un peu trop insistante, et le manque de courtoisie ou la goujaterie…

Entre cette vindicte féminine qui n’aurait pas dépareillé dans une tragédie grecque de bon aloi qui a poussé nombre d’entre nous à partir au delà de la ligne d’horizon pour retrouver la paix et quelques sourires et le devenir problématique de la « drague », que vouliez vous mesdames que nous puissions espérer dans nos pays pour éviter de finir dans la solitude… et les surgelés… ? Et oui, la recherche de la paix et de la sérénité cela n’a pas de prix et quand on la recherche sérieusement, les kilomètres à parcourir ne comptent pas… n’en déplaise aux bien pensants et bien pensantes qui ne voient dans les hommes sensibles au charme exotique que des pervers en puissance… quand ce n’est pas plus… vu la différence d’age généralement de mise entre conjoints…

Voila donc posées quelques unes des données principales du problème… histoire de mettre tout le monde à l’aise… même si chacun ne se reconnaîtra pas nécessairement dans ce balayage assez large de situations….

 

Dans votre cas particulier, messieurs, si vous êtes sensible à la beauté asiatique mais si vous n’aimez pas les voyages ou n’avez pas la possibilité de vous absenter de la mère patrie, vous pouvez bien entendu limiter vos investigations au 13eme arrondissement de Paris, mais sachez toutefois qu’il vous y sera difficile d’arriver à vos fins si vous n’être pas intégré correctement dans la communauté locale. Difficile ne signifie pas nécessairement impossible, je sais… mais il faut savoir néanmoins que l’endogamie y est très forte… En outre, parmi les personnes « disponibles » qu’on trouve au sein de cette communauté d’origine asiatique vivant en France et correspondant à une tranche d’age avancée, la votre, on notera que certaines de ces dames ont tendance à être assez exigeantes en matière de situation sociale… du moins si je me fie aux desiderata de certaines d’entre « présentant bien » et plus enclines à rechercher un profil notaire, avocat… qu’ouvrier métallurgiste… De là à dire que certaines se prennent pour des divas, il y a un fossé que je ne franchirai pas… ou tout au moins pas de façon systématique car il y a nécessairement des exceptions… mais ceux qui négligeraient ces attentes matérielles s’exposent à bien des désillusions…

Par ailleurs, pendant vos recherches ou lors de vos « prises de contact » au sein de cette communauté n’allez surtout pas vous imaginer qu’afficher ouvertement votre goût pour l’exotisme asiatique facilitera vos démarches… car vous vous exposeriez inévitablement ensuite au reproche légitime de prioriser le physique par rapport au moral et de ne considérer la personne en question que comme un objet de fantasmes… partant, d’être un homme volage en puissance… donc indigne de confiance.

Sauf donc à tomber sur la désespérée du moment, à deux doigts de se jeter du haut du haut du pont de la porte d’Italie sur le périphérique, on le voit ce n’est pas gagné… Donc plutôt que de rester pendant vos soirées à tourner en rond dans le 13eme en enrichissant les traiteurs locaux ou les restaurateurs asiatiques… pourquoi ne prendriez-vous pas la route ?


A suivre...

 

 


vendredi 22 janvier 2021

A la recherche de l’âme sœur en Asie… Connais toi, toi-même ! (2eme partie)

 


Le second point concernera votre situation familiale… et celle de la personne que vous pourriez rencontrer. Il est important là encore de dresser un point de situation préalable afin d’affronter dans de bonnes conditions les « événements » à venir…

Quand on se décide à refaire sa vie, il ne faut jamais perdre de vue qu’en règle générale on ne repart jamais réellement de zéro et qu’il peut se faire qu’on « traîne » derrière soi un passé affectif, voire même un passif financier parfois lourd et handicapant lorsqu’il y a eu un divorce difficile et coûteux... Mais pour autant, ce n’est pas parce qu’on a été un peu cassé par la vie qu’il faut rentrer dans une nouvelle union blasé et avec pessimisme, voire avec une aigreur décourageante pour sa nouvelle compagne… surtout si cette dernière n’a jamais été mariée… quand ce n’est pas avec un souci de revanche sur les femmes…

Un autre problème qu’on peut aussi rencontrer est le « refus » de ses propres enfants, lorsqu’on en a, de voir la place de leur mère occupée désormais par une autre femme, surtout quand cette dernière est jeune… à plus forte raison si elle est plus jeune qu’eux…. et ça arrive… Ce rejet de la nouvelle compagne, phénomène que connaissent bien un certain nombre de ceux qui sont confrontés à la problématique des familles recomposées est souvent accentué par le fait que les femmes asiatiques en général et thaïlandaises en particulier, traînent derrière elles une aura quelque peu sulfureuse, drainée autant par quelques émissions de télévision à sensation que par les ragots de certains « beaufs » de retour de vacances au soleil...  Dans ce domaine, à de rares exceptions près, soyez certains que vous pourrez compter sur la rancœur de votre « ex » et la jalousie ou la médisance des mauvaises langues pour alimenter le débat et entretenir le feu ! Et sachez que même s’il n’y a pas médisance, votre choix de vie en interpellera souvent plus d’un et d’une qui auront du mal à « comprendre »… voire se demanderont si vous ne vous versez pas désormais vers la prostitution tropicale, quand ce n’est pas vers la pédophilie… Une chose est certaine, ceci devrait vous permettre peut être de faire un tri parmi vos « amis » ou vos relations !

De la même façon, on peut soi même avoir du mal à s’intégrer dans la famille de sa future compagne, surtout si cette dernière a elle-même des enfants. Découvrir qu’on ne sera jamais qu’une pièce rapportée au sein d’une famille souvent élargie et avoir du mal à y trouver une place peut s’avérer très difficile à vivre… et je ne parle même pas des situations  on se rend compte parfois qu’on n’est toléré qu’en proportion du soutien financier qu’on apporte à la communauté… Il faut donc en être conscient et savoir si on aura la force de caractère suffisante pour faire face à ces choses là …

 

Quoi qu’il en soit, si vous avez décidé de trouver l’âme sœur quelque part au delà de la ligne d’horizon, il serait raisonnable aussi de déterminer très vite lequel des deux partenaires va devoir migrer…

Si vous avez un emploi stable en France qui vous permet de vivre, le problème ne se pose pas bien évidemment. Si vous approchez de la retraite en revanche, il faut anticiper et ce n’est pas toujours chose aisée car on a parfois dans notre pays des parents en fin de vie qu’il faut assister…

A l’usage, on constate très souvent que si la compagne asiatique accepte de venir vivre quelques années en France, une fois l’époux arrivé à la retraite, elle ne tarde pas à exercer une forte pression pour revenir dans son pays en mettant en avant, à juste titre, la qualité et le coût de la vie au plan local. Bien entendu, s’il y a eu entre temps l’arrivée d’enfants scolarisés en France, si elle-même a trouvé un emploi, est parfaitement acculturée et maîtrise bien la langue française, tout ceci sera moins marqué... Outre le mal du pays bien légitime, il ne faudra toutefois pas négliger non plus la pression familiale qui pèsera sur elle, l’incitant au retour pour prendre soin des parents vieillissants… et soulager aussi les frères et sœurs ayant assumé cette charge pendant des années. Là encore, il ne sert à rien de se voiler la face et quand on se lance dans un tel projet de rencontre il faut bien intégrer le fait que tôt ou tard on sera confronté à cette décision… Il faut donc s’y préparer.

 

N’oublions pas non plus la question du positionnement social et des niveaux d’études respectifs qui vont fortement influer, d’une part sur la nature et le degré de communication au sein du couple, d’autre part sur l’intégration de ce dernier dans son environnement relationnel.

Exception faite sans doute des jeunes expatriés qui évoluent dans un endogroupe relativement homogène, venir vivre en Thaïlande ou à l’inverse en France, signifie que l’un des deux conjoints va devoir rompre avec son milieu et avec un certain nombre d’habitudes de vie. La question est donc, êtes vous prêts en ce qui vous concerne à accepter cette rupture et en mesure de la supporter sur le long terme ?

De façon concrète, posez vous en particulier la question de savoir si vous êtes capables par exemple d’accepter de passer un dimanche après midi dans une arrière boutique chinoise, assis sur un sac de riz avec une canette de bière à la main pour écouter des histoires que vous ne comprenez pas en raison de la barrière de la langue… alors même qu’il y a quelques mois encore vous étiez cravaté et exerciez peut être des responsabilités importantes en France dans l’administration ou dans une entreprise… Exemple personnellement vécu…

Quand je parle de différences de niveau d’études, il faut aussi intégrer le fait qu’en Thaïlande l’enseignement dispensé dans les écoles et à l’université est très ethnocentré et que l’ouverture au monde y est très limitée… Par voie de conséquence, ceci signifiera que certains sujets de discussion avec votre conjoint seront désormais impossibles faute de références culturelles communes, voire même de connaissances historiques, géographiques suffisantes… certains sujets notamment dans le domaine politique étant purement et simplement inabordables car tabou. Une chose est certaine, si vous ne pouvez vous passer du cinéma d’art et d’essai, des soirées au théâtre, des exposition de peinture, des discussions sur le dernier Goncourt… vous risquez de trouver le temps long car vous allez pénétrer dans ce que j’appelle un désert culturel, du moins suivant la conception que nous autres Occidentaux nous faisons du terme culture… Maintenant si vous aimez les soirées passées devant la télé à larmoyer sur un téléfilm à l’eau de rose, pas de souci à avoir…

 

Indépendamment du changement de positionnement social, il y a aussi la question de la barrière de la langue à affronter…

Si un jeune enfant est un buvard qui assimile une langue nouvelle en quelques mois, il en va différemment pour un adulte à partir de la cinquantaine, et ceci en dépit de la meilleure volonté ou des prédispositions éventuelles. Il va donc sans dire qu’un minimum d’effort doit être conduit de part et d’autre pour diminuer cette barrière sachant néanmoins que l’apprentissage de la langue du pays de résidence par celui des deux conjoints qui se sera expatrié sera bien évidemment rendue plus aisée du fait d’une immersion permanente que par le biais d’une de ces méthodes intensives… Si le langage du cœur est universel dit-on, il n’en reste pas moins que la compréhension des mentalités locales passe par l’apprentissage, même réduit, de la langue… Si vous et votre future épouse parlez anglais la communication devrait être d’emblée aisée sachant que le fait de pratiquer une langue tonale rendra plus facile la remise à niveau de l'épouse, même si son niveau est scolaire. Mais le recours à l’anglais est aussi une solution de facilite qui peut s’avérer un cadeau empoisonné à terme car cela retardera d’autant l’apprentissage du français et / ou du thaï. C’est le cas en ce qui nous concerne mon épouse et moi et maintenant il est un peu tard pour réagir…

 

Un petit mot encore pour parler religion… car le rapport à la foi conditionne fortement non seulement les mentalités mais aussi la vie quotidienne, le bouddhisme interférant dans tous les domaines de l’existence.

En Thaïlande comme dans nombre de pays asiatiques, la dimension spirituelle est une donnée à ne jamais négliger. Peu importe que vous soyez chrétien, bouddhiste, musulman… une part non négligeable de la façon dont vous serez perçu sera fonction de votre degré de spiritualité. Si vous ne croyez en rien, mieux vaut éviter de trop l’afficher au risque de choquer. A l’inverse dans un pays  95 pour cent de la population est bouddhiste, il faut savoir être tolérant vis-à-vis de pratiques qui peuvent sembler incongrues et envahissantes dans un foyer familial occidental. L’acceptation de la présence de statuettes, d’offrandes de nourriture, voire d’une maison aux esprits devant le domicile, sans parler du recours aux moines pour un certain nombre d’actes importants de la vie, constituent un facteur d’entente indéniable. N’oubliez donc pas qu’au delà d’une religion et d’une philosophie, le bouddhisme débouche aussi sur un mode de vie à part entière… Là encore, si vous faites preuve d’intolérance il est évident que cela aboutira à des tensions ou à des malentendus… La question est donc de savoir si vous avez ou pas une tolérance religieuse suffisante pour accepter les croyances et surtout les pratiques de l’autre… en mettant parfois vous-mêmes les vôtres de coté car il n’est pas toujours évident de trouver un lieu de culte à proximité… surtout quand on se retire dans un village perdu.

 

Terminons enfin cette revue de points à éclaircir, non exhaustive, par une donnée toujours délicate à aborder mais qui s’avère vitale pour l’équilibre d’un couple, à savoir la question de l’ouverture d’esprit réciproque et de la souplesse de caractère…

Chacun d’entre nous est bien entendu intimement persuadé de faire preuve d’ouverture d’esprit dans sa relation à l’autre. Pour décliner correctement cette question de l’ouverture d’esprit il faudrait en écrire des pages entières et encore… On se limitera donc à quelques uns des problèmes du quotidien qui seront approfondis par la suite. Demandez-vous ainsi par exemple lorsque vous souhaitez que votre compagne vous accompagne à un dîner en ville entre farangs si vous-même vous êtes capable de vous joindre sans état d’âme particulier à elle pour un repas sur la natte, le « sua », en compagnie de ses amis ou de ses proches… même si la position est inconfortable pour un Occidental… même si ce n’est pas précisément un bifteck frites qu’on mange… et même si il est encore très loin de midi ou de 19 h…

Dans le même style de questionnement, êtes vous aussi capable par exemple d’accepter dans votre maisonnée l’irruption parfois sans préavis de parents et d’amis, voire leur hébergement prolongé dans le cadre de la mise en œuvre du devoir d’assistance familiale… ou la fourniture d’une aide financière à ceux qui sont dans le besoin… Si vous êtes viscéralement attaché à une conception de la famille nucléaire et que la notion de famille élargie du fait des contraintes qu’elle draine vous donne de l’urticaire, je crains que vous ne vous exposiez à des déconvenues… et à des hausses de tension artérielle…

J’arrêterai là ma liste de points concernant ce sujet sachant que je le développerai beaucoup plus longuement dans mon dernier article consacré à la « vie à deux » sur la « Terre jaune »…

 

Une dernière question tout de même pour clore ce chapitre, en fait la question qui tue… voire qui peut vous faire tuer si votre moitié est jalouse et excessivement possessive… Vous sentez vous capable de tenir bon en matière de séduction dans un pays  la beauté physique et le sourire sont souvent au coin de la rue et  on peut toujours trouver facilement une partenaire en quête de sécurité plus jeune, plus jolie que celle sur qui on a arrêté son choix initial… ce qui ne signifie pas pour autant plus fiable et plus attentionnée… ? D’aucuns et d’aucunes me rétorqueront à juste raison que cette interrogation n’est pas seulement valable en Asie… certes… mais dans notre cas, c’est là une donnée qu’il faut bien prendre en compte car le démon de minuit… peut frapper à n’importe quelle heure de la journée et n’importe , plus spécialement dans ce pays qu’ailleurs… et il faut avoir une certaine force de caractère ou de sagesse pour y faire face…

 

Vous l’avez bien compris, toutes ces différentes interrogations sont liées entre elles car en décidant de partir à la rencontre d’une femme de culture différente c’est un autre mode de vie que vous allez devoir embrasser… et ça ce n’est pas tout le monde qui est capable de le faire… Soyez en certain !


Bienvenue sur Amazing Thailand... ex Sanouk...

            Bonjour à toutes et à tous, puisque vous venez de vous prendre les pieds dans la toile et êtes venus buter sur mon nouveau blog,...