Poursuivons donc notre
route avec la rencontre… qui se prolonge dans le temps.
Cette rencontre là est
sans doute la plus banale qui soit mais pour la mettre en œuvre, je dirais au
risque d’énoncer une lapalissade, qu’il faut « donner du temps au temps »
comme disait un certain « Tonton François », fin connaisseur s’il en
est en matière de conquêtes féminines… Pour celui qui ne vient en Asie que pour
des séjours de courte durée, ce type de rencontre est donc virtuellement
impossible, sauf à revenir régulièrement et toujours au même endroit… et sans
une trop longue interruption entre deux voyages. Je connais ainsi un couple qui
s’est formé au fil des voyages professionnels que faisait l’homme sur Bangkok
pour le compte de son entreprise française et qui allant toujours dîner pendant
son séjour dans le même restaurant s’y est lié avec une des employées… qu’il a
ensuite épousée et ramenée en France.
Pour celui qui travaille
sur place à l’année dans un pays asiatique, inutile de dire que c’est la
situation privilégiée par excellence car le temps limitera le risque d’erreur
et permettra une communication plus directe et plus approfondie. Outre
l’apprentissage des rudiments de la langue, ce type de rencontre permet
d’intégrer correctement les spécificités socioculturelles qui caractérisent le
milieu d’évolution et qui structurent en partie la personnalité de la personne
dont on fait progressivement la connaissance.
Le seul souci dans ce
type de rencontre, c’est de savoir regarder correctement autour de soi… et
quand je dis correctement je veux dire en identifiant sous la timidité ou la
réserve de ses collègues, de ses collaboratrices, de ses clientes, de ses
voisines… la personnalité et les attentes de chacune, sachant encore une fois que
la crainte de la perte de face dans le cadre du travail sous le regard de tout
le monde est paralysante pour nombre d’entre elles, paralysie encore plus accentuée
par les différences hiérarchiques. Et regarder correctement les bonnes
personnes, quand on côtoie quotidiennement des « Bangkok dolls »
thaïlandaises ou des « Sarong party girls » singapouriennes sexy,
sophistiquées et tirées à quatre épingles, croyez moi, c’est tout sauf facile…
L’homme étant chasseur depuis la nuit des temps, sur Bangkok cela nécessite
parfois une sacrée dose de self-control… car on a très vite fait de perdre des
dixièmes de vue lors de ces contacts… et pas que cela d’ailleurs…
Une solution possible
pour tester ce type de rencontre, c’est bien entendu de s’installer à demeure
pour quelques mois dans un endroit donné, d’observer son environnement, d’y
nouer des contacts d’abord utilitaires et marchands, puis si la mayonnaise
prend, relationnels et pourquoi pas… affectifs. Bien entendu cela exige de la
patience, une certaine disponibilité qui n’est pas donnée à tout le monde, mais
c’est faisable… Pour finaliser cette « intégration » locale on peut également
la compléter par une inscription dans un club sportif et comme il n’y a pas que
la muay thaï, discipline un brin ambitieuse et rustique pour vos vieux os et
surtout trop masculine au regard de vos objectifs, les salles de fitness, la
participation à des compétitions de trail, à des clubs de randonnée ou de
cyclisme… voire le golf, peuvent aussi vous aider à nouer ces contacts. Dans ce
dernier sport, qui même s’il se démocratise, participe de l’affichage public du
niveau social, il n’est pas impossible qu’on se heurte à un certain ostracisme
de la part des autres membres surtout si ces derniers font partie d’une classe
aisée qui estime en règle générale n’avoir rien à recevoir des pays
occidentaux… hormis des produits de luxe… Pas de découragement quand même car
il reste les caddie… et parmi elles certainement des personnes bien et
adorables à tous points de vue…
Si vous n’aimez pas le sport, bien sur, il vous reste encore la possibilité d’aller visiter chaque jour la maison Jim Thompson en choisissant à chaque fois la même guide francophone … et il n’est pas impossible qu’ à la longue cela fonctionne… du moins si elles est libre… si vous lui plaisez et… si vous êtes dans sa tranche d’age… Pour ne pas paraître suspect, et ne pas inquiéter inutilement la sécurité du site, vous avez quand même intérêt à vous bâtir au préalable un solide alibi de visite du style « études architecturales » ou « recherches relative à la disparition inexpliquée du créateur de ce musée »… Maintenant, si vous êtes réfractaire à l’architecture traditionnelle thaïlandaise ou aux soieries mais que vous aimez les bouquins sur l’Asie, allez donc plutôt traîner du coté de l’Alliance française… lieu de passage obligé pour de nombreuses jeunes femmes bien sous tous rapports, préparant un voyage ou des études en France… En prime de vous cultiver, vous pourrez vous initier aux rudiments de la langue thaïlandaise avec une des enseignantes… et qui sait même plus si affinités comme on dit…
Plus sérieusement, avec
un peu de recul on s’aperçoit que sur Bangkok le nombre de jeunes femmes
disponibles, ayant fait de bonnes études et se tenant bien, sérieuses… sans
doute trop au regard de certains mâles locaux… est tout simplement
impressionnant. Une de nos amies françaises nous racontait ainsi qu’une de ses
jeunes collaboratrices, charmante, parlant le français et diplômée, se
morfondait dans sa solitude car elle faisait « peur » aux
Thaïlandais de son age qui la jugeaient trop intellectuelle et… pas assez
« libérée »… Et oui, au delà du désir universel de conquête féminine,
le souci de la face est une donnée intangible du comportement masculin
thaïlandais… et se mettre en couple avec une fille réputée plus intelligente et
plus docte peut ainsi sembler humiliant à nombre d’entre eux… C’est d’ailleurs
ce trait de caractère qui explique pourquoi les femmes sont souvent plus
enclines à parler avec les étrangers, même dans un anglais très scolaire, que
les hommes qui redoutant de faire des fautes ne veulent pas perdre la face…
A suivre...
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